23 décembre : Col des Bœufs – Plaine des Tamarins - La Nouvelle

Ballade d’un jour au départ de Sainte Marie, à 6 heures : la route sinue ferme mais Guillaume se cramponne au volant tandis que, derrière, 3 filles se tiennent les coudes pour résister au tangage de la 306 qui ahane dans les côtes. Montée de Saint-Benoit au cirque de Salazie, où nous remarquons les arbres croulant sous les letchis, puis les hortensias, et les chouchous suspendus en treilles qui dévalent le long des pentes. Au col des bœufs, les héros se rendent à l’évidence, l’hélico est là pour emporter les provisions nécessaires aux habitants des ilets du cirque, et le sentier qui plonge dans le cirque de Mafate est pour eux : gare aux genoux !

Plus bas, l’émerveillement commence avec les fleurs et surtout la forêt des tamarins couvets de lichens, les fougères arborescentes et les « tuit-tuit », oiseaux qui accompagnent les humains pour leurs miettes. Suivant que les nuages sont là (ils nous laisseront de 8 à 13 heures) ou pas, nous marchons dans une atmosphère étrange (où on s’attendrait à voir un druide ou un chasseur d’esclaves sortir de la brume) ou dans des sentiers de montagne (avec les marques réglementaires des GR, mais avec des dénivelés pour épreuves olympiques). Nous croisons des vaches (limousines d’ailleurs) et des« touristes » devant lesquels nous prenons l’air averti des randonneurs de haut niveau, voire des créoles du coin !

La météo (et peut-être nos forces) ne nous permettant pas d’affronter les remparts du Maïdo ni les crêtes du Grand Morne ou Piton des neiges, nous passons par les ravines et la passerelle de Marla et remontons dans l’ilet de La nouvelle. Là, le repas de midi et la sieste s’imposent avant la remontée dans la forêt puis au col où nous retrouvons les nuages. Une fois arrivés à la baraque du col et à la voiture, la ballade paraîtra raisonnable ou fatigante suivant que l’on se sent plutôt héros ou vacancier (6 heures et demie de marche). A chacun de voir !
21 décembre : L’Anse des Cascades – Pointe Corail

Autre journée, sur l’Océan indien : c’est l’anse des Cascades où les « pieds d’éléphant » donnent leur ombre à la troupe des pieds nickelés qui défile en direction de la côte et regarde la vanille qui s’accroche aux troncs et branches bienveillantes. Malgré les filaos, la réverbération est trop forte en bord de falaise noire (Francine a atteint l’ébullition) : nous sommes en effet au pied du volcan, sous les coulées, un peu au-delà de Sainte Rose.

Refuge au coin Pique-nique pour déguster des barquettes de « Ti-jacques-boucané », « Poulet shop-shuei » ou « Rougaï-saucisses », avec les indispensables Dodo (la bière) ou Cilaos (l’eau gazeuse) pendant qu’Adeline retourne jouer la scène de Tahiti-douche sous les cascades.

L’après-midi se passe toujours au Sud-Est, mais au cap Corail où les mêmes se mettent à l’abri des rochers (vagues et requins sont tenus à distance !) pour digérer… selon les goûts de ces messieurs, chapeau en tête et pieds en l’air ou tête nue et naïades autour du cou. Les observateurs attentifs remarqueront qu’il y a de superbes coraux (jaunes et mauves) ainsi que des oursins, et les lecteurs méfiants se rappelleront que la peau qui parait blanche sur la photo peut devenir rapidement rouge ! N’empêche que ça fait du bien sur le moment.

A bientôt... pour la suite !